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Erasme de Stefan Zweig

  • judith veil
  • 8 sept. 2021
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 7 mars

Stefan Zweig choisit d’écrire cette biographie en 1935, alors que la menace nazie plane sur l’Europe. Son héros, mêlé de près à la sanglante Réforme protestante (XVIe siècle), lui permet de montrer l’absurdité et les ravages du fanatisme, et le danger de ne pas intervenir en espérant que les tyrans deviendront raisonnables.

« Erasme de Rotterdam, la gloire de son temps, n’est plus guère de nos jours qu’un nom, reconnaissons-le. » Ce moine extraordinairement cultivé, prônait la tolérance des idées et des croyances tout en exerçant son esprit critique sur tous les aspects de sa société.

Dans son Éloge de la folie, Erasme, célèbre à l’époque dans toute l’Europe, reproche avec habileté à l’Eglise catholique de préférer les richesses matérielles à l’amour du prochain. Et il souffle sans le vouloir sur la flamme de la révolte protestante, à laquelle il fournit des armes sous la forme de traductions - du grec en latin - de la Bible et des évangiles. Chacun peut désormais lire et interpréter les textes sacrés !

Commence un face à face sous tension et intelligent entre Erasme et Luther. Zweig joue sur les contrastes entre l’un et l’autre : il décrit un Erasme malingre, modéré, esthète face à Luther robuste, grossier et fanatique. Quand Luther se dresse contre l’Eglise catholique qui refuse de céder, Erasme fuit la scène politique, se replie dans la solitude et contemple avec amertume la guerre qu’il redoutait plus que tout, tandis que Luther triomphe.



 
 
 

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