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  • judith veil

« L’empreinte » de Alex Marzano-Lesnevich

En alternant des épisodes de sa vie personnelle avec ceux d’un pédophile criminel, l’auteure du livre nous amène au fur et à mesure vers le dénominateur commun de leurs existences : le silence.

Alex Marzano-Lesnevich a été dans son enfance incestée par son grand-père. Cette fois, les parents ne sont pas dans le déni et protègent leurs filles contrairement à ce qui se passe souvent (voir mon post précédent sur « Héritage et Milieu » de Vigdis Hjorth et le prochain post sur "Le berceau des dominations, Anthropologie de l'inceste" de Dorothée Dussy). Mais le violeur continue d’être invité tous les dimanches et les jours de fête. Et on n’en parle plus.

Pendant ses études de droit, l’auteure est bouleversée par une affaire mettant en cause un homme qui a tué et peut-être violé un garçon de 6 ans. En lisant le dossier de la défense, elle découvre qu’il a plusieurs fois averti sa famille et des assistantes sociales de son désir sexuel envers les enfants. Personne n’a réagi. L’enquête qu’elle décide de mener sur la vie de cet homme nous révèle que sa famille a connu des évènements traumatisants et que la santé mentale du jeune homme n’a fait qu’empirer au cours des années. On lui a simplement ordonné de se taire.


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