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  • judith veil

La chance de l’écrivain par David Lodge

Mis à jour : il y a 6 jours

Pour les inconditionnels des romans de Lodge (comme moi), ils reconnaitront l’univers d’ « Un tout petit monde » : celui des colloques où se rassemblent d’ambitieux chercheurs qui s’affrontent ou s’allient au gré des courants littéraires. Ceux qui se demandaient si, comme ses héros, Lodge multipliait les adultères, apprendront qu'au contraire, c'est un homme fidèle en amour, comme en amitié. Il nous raconte aussi ses démêlés avec le théâtre et la télévision, et nous dévoile son caractère ombrageux lorsqu’il a un projet en cours.

«Il n’a jamais été aisé de gagner sa vie en tant qu’écrivain à temps plein, mais cela est maintenant extrêmement difficile au Royaume-Uni, et même les auteurs bien établis ont été obligés d’accepter des avances très réduites pour leurs œuvres. » Dans le premier tome de son autobiographie intitulé « Né au bon moment », David Lodge constatait sa chance d'être né au moment de la relance économique d'après guerre et d'avoir pu accomplir sa vocation tout en enseignant la littérature. Il confirme son avis dans le second tome, « La chance de l’écrivain », et nous décrit l'effervescence du monde littéraire d'avant l'ère Thatcher, où il a pu concilier la recherche, l'enseignement et l'écriture.

Moins haletante que ses romans, on retrouve dans cette autobiographie les péripéties ordinaires de ses héros confrontés confrontés au problème de la régulation des naissances chez les catholiques, aux rapports conflictuels entre la recherche et l’industrie, ou plus tard à l'expérience de la surdité !





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